Herbe

Un film passionnant, “Herbe” (http://www.herbe-lefilm.com/), vu jeudi à l’Espace Saint Michel. herbe

Herbe fait un comparatif (presque) objectif entre l’élevage herbager (prairies + foin, intensif ou extensif) et l’élevage “maïs+soja+hors-sol”.

Outre la différence d’impact sur le goût des produits,  la santé publique, les eaux et les sols, le comparatif économique est frappant : en terme de rentabilité financière et de temps de loisir pour les éleveurs, l’herbager l’emporte haut la main, et ce à production égale.

A voir pour vous faire votre opinion.

Aides contre bonus : le nouveau chiffon rouge !

Le Président de la république a souhaité conditionner l’octroi d’aides supplémentaires aux banques en contre partie – suggérées – de la suppression du bonus de leurs dirigeants. Cette annonce a réjouit les commentateurs, de la gauche jusqu’à l’UMP. Pourtant, cette condition est juridiquement absurde et politiquement démagogique.mai68capital1

Juridiquement absurde, car les aides sont octroyées aux banques, personnes morales, et non à leurs dirigeants. Une condition logique serait d’imposer aux banques d’accomplir un acte en faveur de la majorité de la population. Par exemple, que les banques s’engagent à accorder une enveloppe minimum aux TPE/TPI pour les accompagner en trésorerie. La banque reçoit, la banque agit. Mais demander aux dirigeants de renoncer à leurs bonus, c’est faire peser sur une personne physique ce qui devrait échoir à la personne morale.

Politiquement démagogique, parce que cette mesure n’est qu’un énième chiffon rouge destiné à occulter la gravité de la situation : jeter en pâture les dirigeants des banques au bon peuple ! ça marche toujours. Hélas. Si le sujet était réellement l’écart de rémunération entre les salariés d’une même entreprise, il eu mieux valu exiger un différentiel de salaire maximum (par exemple de 1 à 100) entre le plus petit salaire et le plus élevé. Si par exemple le plus bas salaire et de 1.000 € mensuel, le plus élevé ne saurait dépasser 100.000 € mensuel. Et cela d’ailleurs en excluant prime et bonus de ce ratio. Les primes et bonus visent à récompenser l’engagement supplémentaire d’un salarié, quel qu’il soit : cette incitation doit être au contraire maintenue. L’intérêt principal de cette échelle serait l’augmentation des plus bas salaires et ce sans augmentation du smic par l’Etat : dès lors que le dirigeant le mieux payé souhaite voir sa rémunération augmentée, il faudra augmenter également celle des plus bas salaires. Spirale ô combien vertueuse !

Voila la logique d’atteinte aux revenus les plus élevés poussée jusqu’au bout. Mais c’est soudain une mesure proprement révolutionnaire que même l’ultra gauche – si elle existe après sa création par MAM – n’imagine même pas dans ses rêves…

Bref, mieux vaut laisser tomber ce chiffon rouge. Et exiger des conditions des banques elles-mêmes : rien n’est plus urgent que d’assurer aux TPE/TPI les ressources en crédit nécessaires pour passer les mois et années qui s’annoncent. La prochaine conséquence de la crise systémique globale sera le défaut de paiement inter-entreprises. Si leurs trésoreries ne sont pas activement soutenues par les banques, les faillites en cascades vont se multiplier (voir l’excellente analyse de LEAP : http://www.leap2020.eu/GEAB-N-31-est-disponible-!-Phase-IV-de-la-crise-systemique-Debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale_a2680.html) et le chômage atteindra en France des sommets inconnus.

Franz Vasseur

www.vasseur.eu

Vademecum de la journée démocrate

Vademecum de la journée démocrate

tentative de prise de parole lors d’un débat spontané.

Ci-dessus : tentative de prise de parole lors d’un débat spontané.

Une nouvelle journée démocrate s’est tenue le 1er juin 2008 au Mouvement Départemental de Paris sous l’impulsion de Marielle de Sarnez (http://parisdemocrate.hautetfort.com/agenda). C’est l’occasion de poser par écrit les modalités de cette manifestation afin de les partager.

Le point de départ de cette méthode m’a été transmis par Patrick Beauvillard pour préparer notre atelier au Forum des Démocrates de septembre 2007 (résultat : http://franz.vasseur.googlepages.com/forum). Au fil des expériences, s’est développée la « Journée démocrate » : expression de propositions priorisées grâce à la participation des adhérents, dans un cadre organisé structurant, de telle sorte :

- que tous les participants s’expriment – et non une minorité,

- que ce soit un échange d’idées nouvelles, vif et respectueux – et non un désordre généralisé ou un pugilat verbal,

- que ce soit une séance de travail produisant un livrable utile à l’exécutif – et non de la poudre aux yeux.

Le cœur de cette méthode est l’atelier en « mini-groupe » qui permet à chaque participant de prendre au moins une fois la parole. La généralisation de ces Journées démocrates peut créer une démocratie vivante au sein du Mouvement démocrate, capable de fédérer durablement notre parti, de recruter d nouveaux adhérents et de générer des propositions originales afin de préparer efficacement les échéances à venir. Et les gagner.

1. Objectif de la Journée démocrate

La démocratie n’est pas naturelle, elle s’apprend. C’est le premier objectif d’une journée démocrate : apprendre à échanger sans s’invectiver, découvrir l’autre par l’écoute, exposer ses idées par l’expression publique.

Mais faire de la démocratie est un labeur, et s’y coller pour le seul plaisir de « faire de la démocratie » peut rapidement transformer le militant le plus motivé en abstentionniste définitif. Il faut donc un but à ce travail et pour ce faire, définir un « livrable », terme utilisés par les consultants de tout poils, qui signifie simplement « résultat fini et exploitable », soit l’inverse des déclarations grandiloquentes et inutiles.

Par exemple, sur Paris, l’objectif était de « recueillir les souhaits des adhérents en matière de règlement intérieur départemental ». Le livrable est donc une liste de propositions émanant des adhérents, classées par thèmes et priorisées en terme d’importance à leurs yeux, permettant de rédiger un projet de règlement intérieur.

Mais l’objectif peut être un peu plus émoustillant que la rédaction d’un règlement intérieur, tel qu’un travail sur le programme européen du Mouvement démocrate, régions par régions (au sens européen), en vue de l’échéance de juin 2009. La « journée » est l’outil démocratique tout terrain par excellence, qui permet de traiter à peu près n’importe quel sujet pour en tirer un résultat exploitable par les instances exécutives.

En pratique, primo : trouver un objectif et décrire le résultat à atteindre à l’issue de la consultation.

Si possible avec un joli titre ou intitulé. Pour Paris, ce fût « Pour un Paris démocrate, écrivons ensemble nos règles de vie », ce qui est quand même particulièrement attractif pour un règlement intérieur. C’est du marketing, comme disent nos amis anglo-saxons, mais ça compte : le succès de votre journée peut en dépendre !

2. Méthode de participation encadrée, dite « en mini groupe »

Le principe de la démocratie est que la légitimité d’une décision repose sur le consentement, exprimé consciemment, du peuple. Pour un parti politique, cela implique d’organiser l’expression des adhérents pour que l’exécutif (national ou départemental) entende leur opinion.

Précisons qu’il s’agit pour l’exécutif d’entendre et non d’obéir, différence discriminante entre démocratie efficace et basisme immobile. En effet, l’exécutif élu décide. Quitte à ne pas suivre l’opinion exprimée, dès lors que la décision est motivée et qu’il en soit rendu compte lors de la prochaine élection.

Mais pour décider, il faut que l’exécutif ait connaissance de toutes les idées et opinions. D’où l’intérêt de faire s’exprimer des adhérents qui sont normalement silencieux lors des réunions politiques classiques, dans lesquelles généralement, seuls parlent les forts en thèmes, les cadors et les spécialistes. Or il arrive (et oui) que beaucoup de bonnes idées soient ainsi passées sous silence. Et que des personnes de qualités passent inaperçues.

La journée démocrate s’organise autour d’ateliers de travail, visant à générer chacun un résultat exploitable sur un thème de l’objectif, suivi de restitutions et de débats, comme suit :

- un atelier par thème, sous la responsabilité d’un animateur et d’un rapporteur, de 10 à 100 personnes,

- chaque atelier travaille en « mini-groupe » de 3 à 7 personnes permettant l’expression de chacun,

- la restitution des synthèses des ateliers est faite en assemblée, avec un débat encadré des participants.

En pratique, secundo, diviser votre objectif en autant d’ateliers que de thèmes. Par exemple, la journée de consultation sur le règlement intérieur a été divisée en six ateliers : 1) Accueil des nouveaux adhérents, 2) Formation des adhérents, 3) Projet politique, 4) Organisation, 5) Préparer les échéances et 6) Information et communication.

Les ateliers se composent de 10 à 100 personnes. Pour la première journée, le conseil est de faire des ateliers restreint, d’environ 15 participants. Par la suite, le nombre peut facilement augmenter. A Seignosse, l’atelier animé avec Patrick Beauvillard se composait de 70 participants, divisé en 12 mini-groupes.

Le fonctionnement d’un atelier se déroule sur une heure officielle (plus 30 mn de battement pour les inévitables retards), en cinq phases :

1. Présentation de l’atelier (10 mn) : les animateurs présentent les enjeux de l’atelier. L’animateur ne doit pas donner son avis, mais exposer les questions sous-jacentes, afin que les propositions des participants soient les plus pertinentes possibles.

2. Réflexion individuelle (5 mn) : Les animateurs demandent à chaque participant de réfléchir en silence sur le thème de travail et d’écrire les propositions qui lui paraissent essentielles sur le thème de l’atelier.

3. Echange en mini-groupes (25 mn) : Les animateurs composent arbitrairement des groupe d’environ 3 à 7 personnes (les fameux « mini-groupe »), dans lesquels (i) chacun doit exprimer sa réflexion individuelle, à tour de rôle, (ii) s’ensuit un débat dans le mini-groupe, pour (iii) en déduire des propositions effectives. Il faut que le mini-groupe se choisisse un secrétaire, dont le travail est la prise de note des propositions (dont les siennes), puis la restitution du travail du mini-groupe à l’atelier. Le secrétaire note les propositions sur la fiche dédiée (annexe 5), remise à l’animateur.

4. Rapport des mini-groupes (15 mn) : A tour de rôle, chaque secrétaire (et lui seul) de mini-groupe expose à l’atelier les propositions de son mini-groupe. Pendant cette phase critique, l’animateur écrit les propositions sur un tableau et, dans le même temps, le rapporteur les note en informatique sur un ordinateur portable. Et ce sans censure aucune. C’est la matrice de la synthèse de l’atelier (annexe 4).

5. Priorisation (15 mn) : L’ensemble des propositions étant notées sur un tableau, il convient de les prioriser. Pour ce faire, chaque participant se voit attribuer 5 points à répartir librement sur les propositions du tableau papier (note directement sur le tableau à tout de rôle). Le total des points de chaque proposition est noté en informatique : la synthèse est complète !

Le respect de ces cinq phases est un facteur de réussite pour l’ensemble de la journée : expression des participants, note des propositions, priorisation des propositions, synthèse rendue dans les temps pour le débat public. Il est indispensable de faire une chronologie ou « script » de la journée (voir annexe 3).

Enfin, un mot sur les binômes animateur et rapporteur (annexe 2). Les qualités requises sont rigueur, neutralité et capacité d’écoute. Avec si possible une connaissance du sujet de l’atelier, mais ce n’est pas indispensable. Leurs rôles sont les suivants :

- l’animateur : il dirige l’atelier, fait travailler les mini-groupes, suscite les propositions et les recueille en les inscrivant sur le tableau papier.

- le rapporteur : il assiste l’animateur pendant l’atelier, et surtout prend fidèlement en note sur un ordinateur portable les propositions des mini-groupe, avec les notes attribuées. Puis il finalise la synthèse.

Le rôle de rapporteur peut paraître ingrat. Mais in fine, c’est lui qui exposera la synthèse devant l’assemblée des participants, en deuxième partie de journée. Ainsi, les deux fonctions ont leur intérêt !

En pratique, tertio, la réussite de la journée dépend du choix des animateurs et rapporteur. Il est indispensable de faire une réunion de formation avant la journée (et non le matin), pour procéder aux ajustements des équipes et faire le point sur les moyens (voir annexe 1).

Enfin, il faut que les participants s’inscrivent à l’avance, en indiquant les ateliers souhaités, pour prévoir les ateliers et les équipes en conséquence.

3. Restitution des ateliers et débats en assemblée

Les synthèses des rapporteurs sont centralisées par la coordination en vue de leur restitution en assemblée, laquelle comprend tous les participants des ateliers et s’organise comme suit.

Les uns à la suite des autres, les rapporteurs vont exposer à l’assemblée les principales propositions de leur atelier, dans leur ordre de priorité (notes). Si vous disposez d’un video-projecteur, ces propositions peuvent utilement être insérées dans un document informatique type power point, et projetées pendant la restitution. La restitution idéale ne dépasse pas 10 minutes.

Après chaque restitution, s’ensuit un débat de l’assemblée d’une durée indicative de 20 minutes. Afin d’éviter le chaos en général, et les prises de paroles intempestives, accaparantes, agressives, etc., les interventions sont limitées en temps de parole, par exemple d’une minute. A la fin de la minute, un son doit signaler la fin du temps de parole. Par exemple, à Paris, nous avons utilisé un bruit d’un gong, particulièrement efficace. Un deuxième bruit doit retentir 15 secondes plus tard.

Outre le temps de parole limité, afin d’éviter des réactions – bien humaines – d’impatience lorsqu’un orateur est soit trop long, soit répète des propos déjà tenus, il est possible d’utiliser un geste signifiant cette impatience silencieusement, tel qu’un enroulement des avant bras, qui signifie généralement « embraye ! ». Si possible avec un sourire.

Lors des débats, lorsqu’une intervention recueille un assentiment, le rapporteur du thème considéré prend en note la proposition qui en résulte, et l’intègre à sa synthèse au titre du débat en assemblée. Lorsque les débats sont achevés, il est possible de faire un débat ouvert, toujours dans les mêmes règles de temps de parole, et avec un temps limité afin de pourvoir clore la journée et remercier les équipes.

Enfin, last but not least, il est impératif que les synthèses des ateliers soient mises à la disposition des participants (mise en ligne sur un site internet si le résultat est public ou envoi par email si le résultat est réservé aux participants). D’une part par respect de leur travail. D’autre part pour que les synthèses puissent effectivement de base de réflexion sur le sujet considéré.

A vous de jouer pour organiser des Journées démocrates et pratiquer une démocratie « vivante » !

Post scriptum : Pour télécharger les ANNEXES : vademecum-de-la-journee-democrate-def

OGM : une question et une requête

Proposé par Franz Vasseur et Jacques Maret (jacques.maret[@]wanadoo.fr). Si vous voulez être signataire de cette lettre : SIGNER

Mesdames et Messieurs les Sénateurs du groupe Union centriste,

Nous sommes adhérents du Mouvement Démocrate sans a priori idéologique sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) : nous ne sommes ni pour, ni contre. Simplement, nous constatons qu’il n’y a eu pas de test scientifique sérieux (au moins sur 2 ans) sur ces produits et nous sommes inquiets quant à l’impact possible en matière de santé publique du projet de loi n°819. D’où une question (1) et une requête (2).

1. Question : Ne faut-il pas des études d’impact des OGM sur la santé avant d’adopter cette loi ?

Le 22 mai, vous aurez à vous prononcer sur ce projet de loi qui prévoit que les OGM pourront être cultivés, commercialisés et utilisés sur autorisation. Dans cette perspective, nous souhaiterions attirer votre attention sur le test réalisé par l’entreprise Monsanto, principal acteur, pendant 90 jours sur un groupe de 400 rats, concernant le maïs génétiquement modifié MON 863. Les données de cette expérimentation ont été analysés par le CRIIGEN et les universités de Caen et de Rouen (MM. Gilles-Eric Séralini, Dominique Cellier, Joël Spiroux : http://www.criigen.org/index.php?option=com_content&task=view&id=107&Itemid=47), analyse ci-jointe en français. Il en ressort que les rats ayant été nourris avec maïs transgénique MON 863 présentent notamment les symptômes suivants après 3 mois :

- Impact sur la charge pondérale et perturbation hormonale : On constate (page 2) « une diminution de 3,3% du poids pour les mâles et une augmentation de 3,7% pour les femelles ».Cette variation serait due à une perturbation hormonale et à des dysfonctionnements d’organes (page 12).

- Augmentation de triglycérides et risque de nécrose du foie chez les femelles (page 10) : « Chez les femelles, les triglycérides ont été spécifiquement augmentés chez les groupes d’animaux traités aux OGM qui avaient des foies et des poids au-dessus de la normale. En fait, les triglycérides ont augmenté de 24-40% chez les femelles nourries aux OGM (soit à la semaine 14, dose 11%, ou à la semaine 5, dose 33%, respectivement) ». Cette perturbation du métabolisme des triglycérides peut conduire à des nécroses du foie (page 12).

- Perturbation et/ou atteinte des reins chez les mâles : Sont constatées une « diminution des protéines sériques » et des « chutes en excrétion de phosphore et de sodium urinaires chez les mâles, de 31-35 % » (Page 10). L’étude en déduit un risque de « néphropathie progressive chronique classique » et conclu « qu’une toxicité rénale liée aux OGM chez les mâles est observée » et que « les deux organes de détoxification majeurs, le foie et le rein, ont été perturbés dans cette étude » (pages 13 et 14)

Variations de poids liées aux hormones, perturbation du foie et des reins, variations et perturbations différentes selon le sexe : ne s’agit-il pas d’indices d’un risque potentiel pour la santé publique ? Vu les premières conséquences sur la santé d’une étude sur seulement trois mois, il faudrait, pour se déterminer utilement, disposer d’une étude d’évaluation des risques liés à la consommation d’OGM sur deux années, comme en matière d’engrais et pesticides ou de médicaments. Ce qui aurait du être fait pour l’amiante ou la vache folle.

Et notre question : vu la Charte de l’Environnement (article 1 et 5), l’intérêt public ne commande-t-il pas de reporter l’adoption de ce projet de loi dans l’attente de telles études ?

2. Requête : Il faut respecter la loi européenne et imposer un étiquetage des aliments OGM.

Par ailleurs, il est indispensable que ce projet de loi pose explicitement une obligation légale d’étiquetage « OGM » des aliments pour humains et animaux contenant des organismes génétiquement modifiés, leur proportion et leur type.

Profondément européens, il nous faut respecter le Règlement (CE) n° 1830/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 qui impose la traçabilité et l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés. Cet étiquetage donne aux consommateurs la faculté de choisir leur alimentation.

En vous remerciant de l’attention que vous consacrerez à cette question et cette requête, nous vous prions de croire en notre sincère considération.

Si vous voulez être signataire de cette lettre : SIGNER

Vade-mecum du démocrate suspendu

Vade-mecum du démocrate suspenduPaumes

Ce qui est un pur exercice de réflexion à partir des statuts du Mouvement démocrate sur le cas d’une éventuelle suspension, par exemple pour prise de position publique ou acte contraire à la ligne du Mouvement, prononcée par la Commission Nationale d’Arbitrage et de Contrôle (CNAC). Hypothèse d’école, car notre justice interne est empreinte de l’esprit de nos chartes et nos statuts. Il s’agit de réfléchir uniquement sur la forme en se désintéressant totalement du fond. En effet, dans un système dit « de droit », la procédure que suit la justice est au moins aussi importante que la décision rendue sur le fond. Car seul le débat contradictoire donne une chance à la vérité de voir le jour. Et cette réflexion ne dispense aucunement de prendre l’avis d’un conseil en cas de suspension réelle.

Démocratiquement vôtre,

Franz Vasseur

1.    Nullité de la décision de suspension pour incompétence de la Commission Nationale d’Arbitrage et de Contrôle

    Le Mouvement démocrate a adopté des statuts le 2 décembre 2008 aux termes desquels une décision de suspension ne peut être prise que par deux organes :

    - le « Comité de Conciliation et de Contrôle » (article 13 et 20),

    - le « Bureau Exécutif » (article 20).

    La Commission Nationale d’Arbitrage et de Contrôle (CNAC) n’a pas ou plus d’existence juridique dans nos statuts. Et de manière certaine, la CNAC ne dispose d’aucun pouvoir de suspension d’un adhérent du Mouvement démocrate. La décision de me suspendre prise par cette Commission Nationale d’Arbitrage et de Contrôle n’a aucune valeur, et doit être considérée comme nulle et non avenue.

    Dans l’hypothèse où la CNAC aurait été reconduite dans ses fonctions par le Bureau Exécutif, je demande à avoir copie de cette décision de reconduction et de sa date de publication (donc d’opposabilité). En tout état de cause, j’en conteste le bien fondé : seul le Congrès ou le Conseil National peut désigner un Comité de Conciliation et de Contrôle provisoire. Le Bureau exécutif aurait pu prendre seul cette décision de suspension, car il en a le pouvoir aux termes des statuts. Tel n’est pas le cas en l’espèce : la décision de suspension à mon endroit est atteinte de nullité.

    2.     Nullité de la décision de suspension pour non respect des droits de la défense ou à tout le moins de la procédure contradictoire édicté par l’article 20

      En outre, l’article 20 des mêmes statuts (tels qu’adoptés au Congrès fondateur) prévoit que les « sanctions disciplinaires sont prononcées dans le cadre d’une procédure contradictoire permettant les droits de la défense, avec possibilité d’assistance d’un tiers, selon les modalités prévues par le règlement intérieur ». Dans sa version publiée sur le site du Mouvement, l’article 20 prévoit que « sanctions disciplinaires sont prononcées dans le cadre d’une procédure contradictoire, selon les modalités prévues par le règlement intérieur ».

      En application de l’article 20, toute décision de suspension doit être précédée d’une notification donnant à l’adhérent intéressé un délai suffisant (même court en cas d’urgence) pour préparer sa défense et la présenter à l’organisme statuant sur son cas, en application de cette « procédure contradictoire ». La décision de suspension ne peut être valablement prise qu’après qu’une telle possibilité de se défendre contradictoirement ait été offerte. A défaut, cette décision serait nulle pour non respect des statuts.

      En l’espèce, cette faculté d’une procédure contradictoire n’a pas été mise en place. Cette décision de suspension est donc nulle en application des statuts. D’autant que sur le fond, je conteste par la présente les reproches qui sont formulés à mon encontre et qui ne sont pas fondés.

       

      Conseil National : scrutin régional, enjeu national

      logo_regions_mouvement.jpgUne amie adhérente me demandait pourquoi nous avions créé « Régions en Mouvement » à un niveau national. Cela lui paraissait disproportionné pour des élections par listes régionales : il faut, me disait-elle, répondre à la question posée, et ne faire que des listes par régions.

      D’abord, un rappel, dans « Régions en Mouvement », chaque liste est bien régionale (d’où le nom) : certes nous partageons une plate-forme commune, mais chaque profession de foi correspond aux préoccupations de la région : http://regions-en-mouvement.fr.

      Ensuite, la réponse à cette excellente amie : l’allure de scrutin « local » pour le Conseil National dissimule la nature réelle de cette élection, à savoir « nationale ».

      Car il s’agit bien d’élire le « parlement » du Mouvement démocrate (voir les statuts (http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/telechargement/statuts_modem.pdf, article 9), et non pas son « sénat » pour représenter les régions en tant que telles.

      La vocation du Conseil National est d’exercer un rôle d’abord national avant d’être régional. Ce « Parlement » a trois missions auxquelles nous répondons dans les professions de foi de « Régions en Mouvement » : durable-200.jpg

      - représenter tous les adhérents dans leur diversité, quelle que soient leurs origines, et lutter contre toute discrimination,

      - favoriser un équilibre des pouvoirs intelligent, pour que notre démocratie interne soit juste et efficace,

      - être une force de propositions constructive pour mettre en oeuvre le projet politique présenté par François Bayrou : placer l’humain, son développement et son environnement au centre de la social-économie et de notre société en France et en Europe.

      Mais surtout, le Conseil National « soumet à la Conférence nationale les programmes, projets et déclarations qu’il propose », et notamment, les orientations des programmes proposés aux suffrages des français lors des élections locales, européennes, nationales.

      Concrètement, avec François Bayrou, le Président qui est le « garant du respect de la ligne politique », le Conseil national définira la ligne politique du Mouvement Démocrate.

      Et, en fonction des conseillers qui y seront élus, soit le Mouvement démocrate sera tel que les adhérents et surtout électeurs sympathisants l’espèrent, à savoir une alternative originale, réelle et autonome, soit il redeviendra ce que nous avons quitté en 2005, à savoir la force supplétive d’un parti dominant.

      Du choix dans ce vote des adhérents pour leur Parlement dépend le futur paysage politique français. C’est pour cela qu’il s’agit aussi d’un enjeu national qui dépasse notre seul parti.

      Sans un Mouvement Démocrate original et autonome, les Français retrouveront le choix binaire UMP ou PS, avec parfois une dose d’extrêmes et, je le sais, beaucoup de déçus qui ne reviendront plus à l’espoir politique avant longtemps. Et l’état actuel du PS laisse augurer de qui sortira vainqueur de ce triste jeu à deux.

      Avec un Mouvement Démocrate autonome et porteur d’une alternative de gouvernement, la France connaîtra en pratique le nouveau paysage politique initié par François Bayrou aux présidentielles. Celui de la réelle démocratie, celle qui commence avec un choix entre trois alternatives, et non simplement deux.

      C’est la raison d’être de « Régions en Mouvement ».

      Franz Vasseur

      (Coordination Régions en Mouvement // www.regions-en-mouvement.fr // democratix@gmail.com)

      Régions en Mouvement

      Le manifeste pour une Démocratie durable a servi de plate-forme aux listes Régions en Mouvement, présentées dans beaucoup de régions de France.

      Pour découvrir “REGIONS EN MOUVEMENT” : www.regions-en-mouvement.fr

      Groupe sur FaceBook : http://www.facebook.com/group.php?gid=21384976544

      Soutien du manifeste d’origine : Pour une démocratie durable

      Merci de votre visite et de votre soutien.

      Franz Vasseur

      region-en-mouvement.jpg

      1. Etre une force de représentation de tous les adhérents, quelque soit leurs origines, sans discrimination,
      2. Etre une force d’équilibre des pouvoirs avec sagesse et détermination, pour que notre démocratie soit efficace,
      3. Etre une force de propositions pour mettre en oeuvre le projet de société proposé par François Bayrou : placer l’humain, son développement et son environnement au centre de la social-économie et de notre société en France et en Europe.

      Démocratie Durable

       

        Elections au Conseil national
      des 17, 18 et 19 janvier 2008POUR UNE DEMOCRATIE DURABLE
      AU CONSEIL NATIONAL

       

      Nous, signataires et candidats adoptant ce manifeste, soutenons le projet de société porté par François Bayrou, Corinne Lepage et nosdiversite.jpg instances. Venant d’horizons politiques multiples, nous sommes rassemblés dans le Mouvement Démocrate unifié pour porter ce projet et le mettre en œuvre. Dans toute la France, nous voulons promouvoir une démocratie durable : représentation réelle, équilibre de pouvoirs et force de propositions.

      ReprésentER DE LA DIVERSITE :

      « Le Conseil national est le Parlement du Mouvement Démocrate. » : Par sa composition, les 180 membres élus seront les seuls représentants directs des adhérents. Nous appelons à l’intégration réciproque des différentes sensibilités qui ont constitué notre mouvement. Notre initiative se veut représentative de la diversité des adhérents MoDem pour une éthique et un équilibre des pouvoirs constructifs. Et comme nous apprécions les différences, nous nous engageons à lutter contre toute forme de discrimination.

      ETRE UNE FORCE D’EQUILIBRE :

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      « Le Conseil national contrôle le Bureau exécutif national. A chaque séance, le Conseil national dispose du droit d’audition et de proposition. (…) Les adhérents bénéficient d’un droit de saisine du Conseil national. »

      Nous nous engageons à :

      • Coordonner nos actions par des réunions préparatoires, à vous agir avec sagesse et à informer les adhérents des décisions du Conseil National par un compte-rendu public.
      • Mettre en place une plate-forme Internet, permettant l’exercice du droit de saisine.
      • Participer durant les 3 prochaines années à la poursuite de la construction du Mouvement démocrate, en veillant à la rédaction d’un Règlement Intérieur qui favorise l’équilibre entre démocratie et efficacité, suivi de la mise en place d’une évaluation régulière du fonctionnement interne, avec un audit de nos règles et de leur adaptation.
      • Promouvoir la formation interne : mise en place d’un guide d’accueil des militants, élaboration d’un annuaire des compétences, stage des adhérents auprès des élus du MoDem (mairies, conseils généraux, etc.), ateliers thématique avec les aînés, à terme mise en place d’une Université du MoDem, comme proposé par François Bayrou.
      • Généraliser les Cafés Démocrates : échanges conviviaux à égalité.

      ETRE UNE FORCE DE PROPOSITION :

      Nous voulons développer la social-économie en plaçant au centre l’humain et son environnement :durable-200.jpg

      • Développer l’interaction « Social-économie » et « Développement durable » proposée par Corinne Lepage (recherche, innovation, fiscalité écologique, et circuit courts, économie solidaire), au niveau local et global, dans l’Union Européenne pour trouver une croissance économe.
      • Pratiquer en interne le développement durable et l’économie solidaire : privilégier les transports collectifs, favoriser les achats écoresponsables (papier recyclé, produits bio dans les manifestations, commerce équitable), le mettre en pratique dans l’exercice des mandats locaux, Formations internes sur les enjeux du développement durable, Rapport annuel sur le Développement durable réalisé par le Mouvement.
      • Intégrer le développement durable dans une Boite à outils programmatique pour les municipales et cantonales, telles que celle de la Charte pour une Ville Durable de Leipzig : http://www.eu2007.de/fr/News/download_docs/Mai/0524-AN/075DokumentLeipzigCharta.pdf (transports collectifs de proximité, énergies renouvelables, favoriser les circuit courts, tels que les AMAP : association pour le maintien d’un agriculture paysanne http://ocbio.wordpress.com/alimentation-amap)

      Nous voulons proposer des mesures solidaires dans le Mouvement démocrate et dans nos communes :

      • Mettre en place un « Référent social » dans chaque fédération pour aider les adhérents connaissant des difficultés (justice, social, etc.) et un fonds de solidarité du MoDem pour les adhérents (tels que assurance juridique, etc.). Placer d’une partie du financement public du MoDem dans une banque équitable (LA NEF). Créer des liens avec tous les Démocrates en Europe.
      • Intégrer des mesures de solidarité dans une Boite à outils programmatique (municipales et cantonales) telles que : Aide aux plus âgés par un service civil municipal et développement des habitats « Jeunes Couples + Agés = Maisons de vies » (cf. Lille), Soupes populaires municipales et abris pour les SDF, Potagers municipaux et scolaires, Revivifier les cultures régionales, en consacrant au moins 25 % du budget « fête municipales » aux artistes locaux dans leur diversité, etc.

      Nous voulons construire l’Europe de demain et travailler étroitement avec les autres partis européens au sein du Parti Démocrate Européen pour créer une plateforme commune à toute l’Europe pour les élections de 2009.

      Auteur : Franz Vasseur // Photographies : Okan Germiyan

        POUR SOUTENIR DEMOCRATIE DURABLE :

        Vous pouvez signer le manifeste ici : www.